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Mai Nat' 2003
Le petit 1641 bricolé de pièces d'occasions, est dans la barre des 10s!!!
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VW Nat 2002


Briefing, mise en casque, and GO...

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Ballade fin 2001
Après avoir cassé 2 moteurs Christ roule maintenant avec un 1641cc coiffé d'une paire de 40 dellorto (AAC Engle 120, merdge 1/5/8, pompe à huile Melling, 009,...)


Guiscriff 2001

Karman 1962
Le deux litres est sur l'établi reste à trouver qqs pièces
et à le fermer.
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Caractéristiques moteur
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| Engine : | Type 1 1600cc |
| Builder : | Eric, Chris, Underdog corporation |
| Displacement : | 2007cc |
| Crankcase : | New AS21 Stateside Tuning, Blue printed |
| Crankshaft : | 78 mm Dee Engineering/Bugpack forged, nitrited & counterweighted 8 doweled |
| Rods : | VW rod modify |
| Pistons : | 90.5 x 82 Mahle forged |
| Rings : | Mahle |
| Cam : | Engle 125 301° duration, 0.418" at the cam (pour le moment) |
| Cam followers : | Scat |
| Pushrods : | Chromoly Gene Berg, racing tube CB performance |
| Rocker : | VW 1,1:1 |
| Valve size & make : | 40mm x 36mm, stainless steel, silicon bronze racing guides |
| Heads : | C.B. Performance Magnum 044 dual springs, TITANIUM valves spring retainers ported and polished by E.Simon ;-) |
| Compression ratio : | 8.0:1 |
| Ignition : | Bosch 009 |
| xxx | |
| Carburation : | Dual Weber 48 IDA,
37mm ventury without filter Main : air 200 fuel 165 E.tube F7 Idle : air 120 fuel 50 Acc pump : Fuel 50 Spine : 300 |
| Intake manifolds : |
Empi polished, match-ported |
| Exhaust system : |
Merged S&S header 1/5/8", Dynomax muffler 2" |
| Flywheel : | 200mm 12lb, Gene Berg gland nut & washer |
| Clutch : | Kennedy 1700 |
| Gene Berg 1700lb, Fishel&Sach disc | |
| Oil : | Esso Super oil 15w40 API: SH |
| Spark plugs : | Bosch W7DTC 3/4" reach spark plug 3 cathodes |
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Special
modifications : |
Blue printed & balanced, Full flow oilling Purflux filter 2 microns, Gene Berg deep sump, 30mm Melling oil pump, 'Gold' Facet electric fuel pump &filter King, 181 dog house, Gene Berg bearings, Traction bar, Breather box... |

La vie de l'auto...
C’est par le biais des petites annonces de super
blaireau que je trouvais en 1989 ma Karmann Ghia. Le texte alléchant me conduisit
dans une grange située non loin de Saint Malo en Bretagne. Le propriétaire
avait commencé la restauration et vendait un stock de pièces neuves (des joints
particulièrement). J’étais à l’époque étudiant. Il me fallait vendre ma 65
entièrement déchromée comme c’était la grande mode à l’époque. Afin de prévoir
la restauration du KG j’envisageais à regret de me séparer de ma deuxième
cox. Je pensais alors que 30.000 F auraient suffit pour aller au terme de
ce projet. J’ai cassé ma tirelire et déboursé, je crois 11.000 F pour acheter
une auto qui n’avait certainement plus vu le bitume de près ni de loin depuis
au moins 5 ans.
DEBUT DES EMMERDES : C’est donc accompagné de mon copain Erik912 que je suis allé avec un plateau chercher la « Belle ». Je regrette de ne pas avoir pris de photos à l’époque car franchement elle était pitoyable. C’était plus une semi-épave qu’autre chose. Elle avait été repeinte au rouleur (intérieur et extérieur) affublée d’écussons Mercédes un peu partout, le nez avait été refait par un tôlier/plâtrier, elle n’avait ni chromes, ni sellerie ; les glissières des sièges d’origine avaient même disparu dans la bagarre et le moteur était bloqué. Comble de malchance le stock de joints s’est révélé à l’usage inutilisable car il ne correspondait pas au modèle. Franchement un mec un poil censé aurait passé son chemin. Nous avons chargé l’auto sans grande difficulté sur le plateau. Le retour s’annonçait bien (je l’imaginais déjà en rouge avec des jantes Empi 5 branches polies.) Jusqu’à ce que l’émetteur d’embrayage du land rover nous lâche à la sortie de Saint Malo. La dure réalité commençait. Il fallut ramener l’attelage complet à Lorient sans pouvoir passer les vitesses autrement qu’au régime moteur (200km). Ce fut long et douloureux, surtout pour le land.
L’IDEALISTE J’étais jeune et couillon.
Je me lançais sans aucune aide et sans la moindre expérience dans un démontage
complet de la voiture. Décidé à faire un top (je lisais alors naguère tous
les mois la prose de notre ami Morel) : Châssis blanc (Quelle Horreur ! .
) ; Amortisseurs rose fuchsia (Mais quel C…. j’étais). Droppage de la mort.
Tout devait être neuf. J’ai trop tard réalisé mes bêtises.
ETUDES PLUS LONGUES QUE PREVU Les études c’est un peu comme la restauration d’une voiture. On sait lorsque l’on commence mais rarement quand on va finir. Je suis parti sur RENNES et j’ai dû stocker la voiture entièrement désossée et répertoriée dans au moins 3 endroits différents manque de place. (A proscrire absolument). Entre temps j’avais fait sabler le châssis qui d’ailleurs était parfaitement sain ce fut la seule bonne surprise. Comme j’en avais assez de retirer du grillage, des vieux journaux, du plâtre du bois de tous les trous de la carrosserie je me décidais à l’expédier chez le sableur. Avec du recul je ne pense pas que ce soit la bonne méthode. Si après avoir lu cet article vous avez encore envie de vous lancer dans la restauration d’une auto je vous conseille d’opter pour un sablage partiel. Bien souvent la rouille n’est que superficielle et le sablage fait bien plus de dégât (sur les tôles planes notamment) qu’il ne solutionne de problème.
TOLIER POIL AU NEZ Vous aurez certainement compris que j’affectionne tout particulièrement ce corps de métier (désolé pour ceux qui exercent cette profession et qui liront ces lignes). A la réflexion, de part mon expérience c’est surtout d’en trouver un bon…. et d’avoir les brouzouffes en conséquence qui est primordial. Ne croyez pas ceux qui vous diront « 6.000 balles pour ta tôlerie et ta peinture». Il vaut mieux mettre un peu plus cher et prendre un pro plutôt qu’un gus qui n’a jamais vu de voitures anciennes ailleurs que dans un reportage télé lorsqu’elles défilent à la parade sur les champs Elysées. Le mien était sympa…., pas cher du tout….. mais il ne savait que changer des ailes de super 5 !. Je lui ai emmené une caisse entièrement sablée et il a attendu qu’elle soit complètement oxydée pour crocher dedans. Il m’a remplacé les cuvelages de phares, refait le plan de joint de capot avant qui ressemblait davantage à une crêpe dentelle de Quimper qu’à un bout de tôle, changé avec plus ou moins de bonheur tous les bas d’ailes corrodés, mais il n’a pas voulu toucher aux portes. C’est également lui qui m’a appliqué le vert rover et qui m’a fait mon premier pet sur la face avant. C’était en 1991, j’étais à l’armée et la voiture fut rapatriée chez les parents de Mister Bird. Elle y est restée 2 ans. Encore merci.
LES JOIES DU REMONTAGE C’est là que l’on
apprécie si l’on est plutôt du genre ordonné ou du genre bordélique. Moi je
suis un bordélique distrait ce qui est encore plus grave. J’avais rangé soigneusement
toutes les pièces au démontage. Je les avais inventoriées dans des cartons
avec des étiquettes. Mais le temps et les déménagements successifs non pas
arrangé mes affaires. J’avais cependant tout de même fini de détailler mon
châssis avec freins neufs, roulements neufs, pivots et rotules neuves, amortisseurs
neufs, joints neufs et passe-fils neufs également. A l’époque j’avais un copain
qui avait également un KG (un modèle 1958). Il avait eu quelques déboires
avec sa boite de vitesse. Ne reculant devant aucun sacrifice et décidé à faire
les choses correctement je décidais de faire réviser la transmission par un
mécanicien. Il m’a changé roulements et les synchros. J’en ai profité pour
détailler le tout au cas ou un mec (pas gros) aurait décidé de se glisser
sous la voiture le jour elle aurait roulé. J’avais trouvé un set de jantes
Porsche fuschs en 14 pouces avec adaptateurs. Je sais que ça défrise encore
les puristes. Pour ma part je trouve que cette monte est un bon compromis
pour le KG. Les voies larges lui donnent un air agressif et les 14 pouces
rentrent impeccablement dans les ailes. Ainsi chaussée, elle est encore plus
basse et n’a rien à voir avec le hors bord nez en l’air des modèles d’origine.
Septembre 1993 je commençais ce qui allait être mon vrai métier. Et si je
n’avais pas pour autant fini de mettre mon nez dans les bouquins j’avais un
petit job qui me permit de prendre un garage avec une maison en location (et
non l’inverse). La voiture fut donc rapatriée à Moréac bled du centre Morbihan
plus connu pour ses porcheries que pour ses nombreuses autos anciennes. J’attaquais
le circuit électrique. Celui d’origine avait tellement été bidouillé de partout
qu’il en était devenu inexploitable. Avec l’aide d’une revue technique et
de beaucoup de patience je l’ai refait fil à fil. C’est du travail mais le
résultat est plutôt satisfaisant : ça fonctionne depuis sans aucun problème
et c’est assez joli à regarder. C’est également durant cette même période
que j’ai fait refaire ma sellerie. J’ai acheté un ciel de toit des panneaux
de portes, des moquettes chez West Coast en Angleterre. Le ciel de toit et
la sellerie de la banquette arrière ont été réalisés par un sellier de Vannes
pour un montant très correct. J’avais aussi à cette même époque fait l’acquisition
de deux sièges avant de 911 2 litres.Ca prenait forme. Il restait cependant
à les installer ce qui fut fait à l’aide de cales métalliques vissées au plancher.
Dans un premier temps je n’envisageais pas de percer tous les trous de réglage
du peigne. Ca a été depuis modifié lorsque la voiture eut fait un petit tour
chez Erik : ses pieds ne touchaient pas le pédalier. A l’inverse de beaucoup
de mes copains je décidais de faire une mécanique bon marché pour commencer.
La grosse gamelle viendrait après. J’ai racheté une poignée de cerises un
1300 double admission que le père de Mr Bird révisa (avec une segmentation
de GS). J’avais pris soin de refaire peindre toutes les tôles moteur par un
peintre. Je lui avais également confié toutes les autres petites pièces de
la voiture. Il m’aura fallu deux bonnes années pour réaliser tous ça. Et l’auto
ne roulait toujours pas. J’avais également mis à profit une autre partie de
mon temps libre pour rechercher les chromes. Ce fut long et laborieux. : Il
ne faut jamais acheter un KG sans chromes. Les pièces sont très rares et très
chères (trop chères…). Je vous passerai le nombre incalculable d’appels téléphoniques
infructueux passés suite à des annonces parues dans la presse spécialisée.
J’avais cependant trouvé une partie arrière centrale NOS pour un prix très
démocratique. Par contre c’est en Angleterre lors de nos virées Udog que j’ai
trouvé le reste. Il m’en reste encore à acquérir. Toutes les pièces d’occasion
sont passées depuis entre les mains du chromeur. Mais en 1995 lorsque l’auto
fit ses premiers tours de roues le bilan était loin d’être satisfaisant de
ce côté toujours.
PREMIERS TOURS DE ROUE ET PREMIERE VRAI DECONVENUE Les choses commençaient à devenir sérieuses. J’attaquais le remontage de ma mécanique. Je fis appel aux copains comme il est d’usage de le faire en pareille circonstance. C’est toujours l’occasion de parler de nos projets et de passer une soirée sympa. L’adaptation du 1300 dans la boite d’origine ne se fît pas sans effort. Le temps nous manquât pour faire les essais. C’est donc quelques semaines plus tard que j’entrepris seul de le faire Un peu d’essence dans le carburateur quelques coups de démarreur et la mécanique sort de son long sommeil. Vous connaissez tous ce sentiment de bonheur. Malgré tout ce jour là le mien fut extrêmement bref ! Une fois le ralenti trouvé il fallait bien se lancer. Par chance la maison que j’occupais était au fond d’une longue allée ce qui me permit de faire mes premiers essais (sans pare brise ni lunette arrière) sans circuler sur les axes fréquentés. Ce fut sans doute ma première grande déception. Tout partout c’était des marches arrière. Petite, puis plus longue jusqu’à caler en 4ème, et une seule marche avant...
CONSTERNATION. Je ne me rappelle plus si j’étais seul ce jour j’ai oublié ; les copains s’en souviendront peut être. Une chose est certaine je m’en souviens très bien cette nuit là fut ma première insomnie (il y en a eu d’autres depuis) J’étais le premier malheureux propriétaire de la seule KG type 14 à 4 marches arrière. Cette boite fut ma pire ennemie durant 3 ans. Elle fut déposée au moins 4 fois, ouverte au moins autant. Elle m’a bloqué la voiture je ne sais combien de fois vitesse enclenchée ou au point mort un nombre incalculable de fois jusqu’à ce que je décide d’y mettre (Sur le conseil d’Eric55) une vulgaire boite de cox. Depuis plus de problème. Si vous rencontrez le moindre problème pour faire tomber une trompette ou une boite je suis votre homme.
PREMIER CONTROLE TECHNIQUE La boite avait été remontée dans son ordre initial et l’auto devait passer son premier contrôle technique. J’ai attendu ce moment comme le résultat d’un examen et je fut très déçu mais finalement pas surpris que la voiture soit recalée. Mes premières impressions de conduite à vrai dire n’ont pas été transcendantes. J’étais franchement plus occupé à voir si je n’en perdais pas un bout plutôt qu’à analyser les agréments de l’auto. D’ailleurs le souvenir que j’en ai n’est pas très bon et pour cause j’avais un tambour mal vissé et la voiture roulait sérieusement de travers. J’allais enfin pouvoir immatriculer la voiture dans le morbihan. C’était en 1995. Un copain qui connaissait du monde à la pref à réussi à m’avoir un n° sympa. Comme je devais quitter ma location insalubre, l’auto fut rapatriée chez un ami ancien wévéiste et non moins passionné d’auto ancienne. Il me donna un sérieux coup de mains pour les petites finitions ainsi que pour régler mes galères successives. C’est dans son garage à Grand Champ, autre pays du cochon, que les réglages furent peaufinés. Depuis elle roule et passe presque sans trop d’encombres les Contrôles-techniques. Ce fut même ma voiture de marié (ma femme n’en voulait pas d’autre.) Elle couche maintenant (la KG pas ma femme) dans son garage à coté de ma golf cab que j’ai également rénovée entre temps. Et si je dois occulter mes deux derniers déboires mécaniques c’est une auto très attachante. J’ai eu un 1641 double carbus qui m’a donné de très bonnes sensations en terme de performances jusqu’à ce qu’un bout de rondelle aille gâcher la fête. Et même si la position de conduite est pour moi inconfortable (c’est sans doute dû à ma taille) l’auto reste souple malgré son droppage et tient correctement la route. J’attends avec impatience de pouvoir y installer le 2 litres qu’Eric55 doit assembler très prochainement. Je pense que l’auto sera alors dans sa version définitive pour le national 2003.
BILAN Vous l’aurez certainement compris c’est plus ici une auto-critique tournée à la dérision qu’autre chose. Qui plus que moi peut rire de mes erreurs ? Certes aujourd’hui j’ai une auto propre qui roule bien lorsqu’elle n’est pas en panne (je viens de casser 2 moteurs en moins d’1mois). Mais passé les moments de satisfaction ou j’ai pu dire « C’est moi qui l’ai fait » le bilan reste assez mitigé. Si globalement d’un point de vue strictement financier le résultat correspond, je pense, à la valeur vénale de l’auto, le plaisir passé à la conduire n’est en revanche pas en adéquation avec le temps passé. Si j’ai répondu à l’invitation de Ben54 pour écrire un article sur ma voiture ce n’était pas pour dire : « elle est verte elle belle et je l’adore". Evidemment je l’adore cette foutue voiture. Evidemment je la trouve belle (allez demander à un père s’il trouve moche son rejeton !). Mais s’il faut faire un bilan objectif de cette histoire je dirais qu’aujourd’hui si j’avais 22 ans et que je connaissais aussi peu la mécanique que je la connaissais à l’époque je ne me lancerai pas dans une telle expérience Ca va certainement en surprendre plus d’un mais le plus positif dans l’histoire pour moi c’est très certainement la bande d’amis que nous sommes tous devenus …. Ce n'est déjà pas si mal !